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Ni l'un ni l'autre : une discrimination en vaut une autre

Publié le par leïla shahshahani

A la veille du 2ème tour de l'élection présidentielle 2022, je n'ai pas la moindre illusion sur Marine Le Pen et les discriminations que son projet peut engendrer. Elle n’aura pas mon vote. Macron non plus ne l’aura pas. Laisser penser qu’il serait un moindre danger comme on nous le crie sur tous les toits me semble être une vue de l'esprit. Les Gilets Jaunes en savent quelque chose.

Quant à l’épisode Covid, il a montré à quel point Macron était prêt à discriminer ouvertement des millions de Français ne souhaitant pas se plier à l’obligation vaccinale. Il n’a pas fait que les « emmerder », il leur a littéralement pourri la vie jusque dans leur intimité, faisant imploser des familles, privant des milliers de jeunes et très jeunes d’activités pourtant vitales pour lutter contre l’anxiété dans une telle période, empêchant des personnes de se rendre à l’hôpital... Au nom, bien sûr, de notre santé à tous. Les enchères sont montées très haut sur la place publique – suggérant par exemple de ne plus soigner les patients non vaccinés - sans que cela n’indigne grand monde. Tout comme le fait d’être soudain traité de « non citoyen ».

Bien sûr, si l’on fait partie de ceux qui se sont pliés aux injonctions vaccinales avec plaisir ou du moins sans inquiétudes ni doutes, il est difficile de s’imaginer la violence de la discrimination subie par tout un pan de la population ayant préféré s’abstenir – ou se faisant vacciner sous la menace. Une population qui sait qu’elle peut compter sur Macron pour en remettre une couche dès le moment jugé opportun, la société dans son ensemble ayant montré à cette occasion à quel point il était facile de priver de leurs droits les plus élémentaires des millions de personnes refusant de céder à cette nouvelle dictature sanitaire et au déploiement accéléré d’une société du QR code. Sans parler de l’absence totale de compassion exprimée pour les soignants suspendus après avoir été applaudis. Aujourd’hui, ils sont encore des milliers à être privés d’emploi, beaucoup dans la galère, tandis que leurs collègues, négatifs mais aussi positifs, peuvent aller travailler. Ben oui, on manque de bras.

Au fait : tout ça pour un vaccin ayant montré en long en large et en travers à quel point il n’empêchait ni d’attraper le virus ni de le transmettre, y compris après schéma vaccinal complet. Attraper le covid est d’ailleurs devenu d’un banal pour la plupart d'entre nous… Au point que les non vaccinés, tout comme les vaccinés "non complets" préfèrent souvent attraper le virus pour recouvrer leurs droits plutôt que de recevoir une injection. Pour votre santé, on vous dit.

Il est donc un peu osé de s’offusquer aujourd’hui que, parmi ces millions de personnes humiliées et privées de leurs droits pendant des mois, dans l’indifférence générale - ou plutôt dans la moquerie, tous taxés de « complotistes » - beaucoup refuseront sans doute demain de voter pour celui qu’on nous brandit comme le remède face au mal. Pour eux, le mal est déjà fait. Et sans doute pas prêt de s’arrêter.

 

 

 

 

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